Avec les différents matériaux, métalliques, naturels (terre, pierre, bois, feuilles,) synthétiques (PVC, verre), etc., qui s’offrent sur le marché, il semble qu’on n’a que l’embarras de choix pour couvrir son toit. Il est vrai que le revêtement tient un rôle important pour la toiture, particulièrement en termes d’esthétique. Cependant, sans les effets combinés, d’autres éléments, comme la charpente, le système d’isolation, etc., le toit n’arrivera pas à assumer son rôle de protection ultime de la construction et des occupants contre toutes les agressions extérieures verticales. Ainsi, si on veut une toiture de qualité, attrayante à la vue et réussie techniquement, il faut en tenir compte. En plus du budget, facteur déterminant, les règles locales ou régionales d’urbanisme, l’implantation géographique, sont autant de critères qui limitent le choix. Ainsi, étant un ensemble d’éléments tout aussi importants les uns que les autres, la toiture occupe un des postes budgétaires les plus importants dans un projet de construction. Dans cette optique, se référer à l’avis des professionnels quant à la meilleure option et faire établir plusieurs devis par des professionnels différents pour comparaison s’avèrent essentiels.

Charpente et système d’isolation selon le type de toiture

 

On désigne en général par toiture l’ensemble revêtement-charpente. Toutefois, bien que l’isolation de la toiture ne soit pas toujours obligatoire, elle l’est presque, pour un pays tempéré comme la France où l’on a besoin de chauffage et de climatisation. Par ailleurs, pour le cas de toiture particulièrement, 30 % de la chaleur générée à l’intérieur de la maison sont susceptibles de s’échapper par la toiture si celle-ci est mal ou non isolée.

Les charpentes et leur prix

Charpente adaptée à chaque type de toit :

  • La toiture inclinée et la toiture arrondie requièrent une charpente, conçue à partir des calculs des charges permanentes (poids total de la couverture) et temporaires (tempêtes, gel, neige, végétaux, pollution) qu’elle doit supporter.
  • La charpente traditionnelle à ferme, fabriquée avec des bois massifs issus des essences de feuillus ou des résineux, reconnus pour être esthétiques, est adaptée au  toit à pente raide. La charpente traditionnelle à fermettes, construite à partir des essences des résineux reste la plus demandée, car plus facile à poser, donc plus abordable. Elle convient aux pentes plus douces.
  • Pour le toit arrondi, le bois massif est jusqu’à maintenant le plus utilisé pour la fabrication de charpente. Cependant, d’autres matériaux sont actuellement choisis pour les avantages qu’ils offrent. Ainsi, le bois en lamellé collé permet facilement l’obtention des poutres arrondies, le voile de béton assemblé, pour les voûtes qu’on souhaite, l’acier pour sa malléabilité et sa résistance.
  • Pour la toiture plate, il n’y a pas de charpente, dans le sens propre du terme, mais la structure porteuse joue le même rôle que la charpente. Selon le type de terrasse, praticable ou non, ou le revêtement à soutenir, genre végétation intensive, le matériau doit être choisi de façon à pouvoir supporter les charges du toit. Ainsi, la charpente est faite soit en béton (béton armé ou précontraint), soit en acier, soit en bois.

Le budget à prévoir pour la charpente n’est pas à prendre à la légère, car dans certains cas il peut dépasser celui des tuiles. Par ailleurs, le prix de la charpente dépend de plusieurs facteurs, dont les principaux sont, le coût de la main-d’œuvre, la taille et le type de la charpente, le matériau utilisé.

À titre indicatif, voici quelques prix estimés au m2 :

  • Charpente en bois traditionnelle compris entre 60 et 90 euros ; industrielle entre 50 et 70 euros.
  • Charpente en bois en Kit, partant de 50 euros, sur-mesure, pouvant aller jusqu’à 90 euros.
  • Charpente métallique en Kit, à partir de 40 euros, sur mesure, à partir de 110 euros.
  • Charpente en béton, partant de 80 euros.
  • Charpente pour toit plat, allant de 60 euros à 100 euros.
  • Le tarif horaire d’un charpentier est compris entre 40 euros et 60 euros.

Le système d’isolation

L’isolation de la toiture en pente et arrondie se fait soit par l’intérieur, soit par l’extérieur. Les isolants classiques, d’origine minérale, naturelle et synthétique sont indiqués dans ce sens. Pour optimiser le résultat, le dispositif est accompagné d’un écran sous toiture, en feuilles bitumeuses, en HPV, films synthétiques, etc.

Pour la toiture plate, la couche d’étanchéité couvre l’isolant, lui-même protégé, par un pare-vapeur.

Enfin, une bonne évacuation d’eau permet de conserver la fiabilité de l’étanchéité.

Matériaux de revêtement de la toiture et leurs prix

Concernant la couverture des toits, en pente et arrondi, il y les matériaux utilisés couramment pour l’esthétique qu’ils confèrent au bâtiment, pour leur facilité de pose, pour leur prix abordable, etc. Il s’agit entre autres des tuiles, des ardoises, du zinc, du bac acier (tôle ondulée). À propos de ceux qui sont utilisés rarement, car difficiles à poser, peu fonctionnels (entretien difficile et longévité peu élevée) ou par manque d’artisans qui en sont spécialisés, on peut citer le chaume, le shingle, le verre. Pour la toiture plate la plus intéressante reste la toiture végétalisée.

Dans tous les cas, le prix du revêtement dépend principalement du type de matériau, de la surface à couvrir, de la complexité du travail (accessibilité au chantier, pente du toit, dimensions du matériau dans le cas des feuilles métalliques), du coût de la main-d’œuvre (concurrence rude ou non, selon le nombre de professionnels œuvrant dans la même zone).

Le zinc est assez prisé pour être reconnu esthétique par ses reflets bleutés, devenus cendrés avec le temps, mais surtout pour sa durée de vie assez élevée et sa non vulnérabilité aux mousses. Son prix au m2, pose incluse se situe entre 80 et 100 euros.

La tôle, ondulée, laquée ou galvanisée, principalement en acier et quelquefois en zinc, est utilisée pour les bâtiments secondaires, étant mauvais isolant thermique et phonique. Toutefois, dans les montagnes et les pays tropicaux, elle sert de couverture aux habitations, étant facile à poser et à entretenir, et surtout étant résistante aux vents forts. Son prix au m2, pose incluse se situe entre 60 et 70 euros.

L’ardoise est prisée pour son design (elle est même devenue couverture traditionnelle pour certaines régions françaises), mais surtout pour sa durée de vie exceptionnelle (plus de 100 ans). En plus des paramètres de prix classiques, celui de l’ardoise dépend également de son origine : l’ardoise importée d’Espagne est moins chère que celle issue des carrières françaises. Le prix au m2, pose non comprise s’estime entre 60 euros et 90 euros. L’ardoise artificielle constitue une alternative plus économique.

Matériau naturel, parmi les plus anciens et les plus appréciés, car ayant fait ses preuves, la tuile en terre cuite se décline sous plusieurs formes, formats, coloris et mode de poses. Le prix au m2 démarre à partir de 30  euros le m2, pose non incluse.

La chaume s’estime à 120 euros le m2, le Shingle ou bardeau bitumeux, compris entre 7 à 15 euros le m2 et le verre à 100 euros par m2, tandis que le polycarbonate, entre 20 et 40 euros le m2. Le tarif horaire d’un couvreur professionnel se situe entre 35  et 45 euros.

La toiture végétale commence à être adoptée par les particuliers, grâce aux avantages indiscutables qu’elle peut apporter. L’esthétisme, le confort thermique et acoustique qu’elle assure, les impacts bénéfiques sur l’environnement, sur la santé de la communauté, particulièrement urbaine, expliquent l’intérêt qu’elle suscite. Il y a trois types de toiture végétalisée :

  • Celle à végétalisation extensive coûtant dans les 50 euros le m2.
  • Celle à végétalisation semi-intensive, dont le prix au m2 est compris entre 100 et 150 euros.

Celle à végétalisation intensive coûtant autour de 300 euros le m2.

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